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Hyperactivité : nos enfants seraient-ils intoxiqués ?



Durant mes consultations, j’ai rencontré beaucoup de parents d’enfants considérés comme hyperactifs ou avec des troubles de l’attention.

Pourtant, dans la majorité des cas, après quelques séances de naturopathie ces enfants redevenaient « normaux » ou disons « plus calmes » (aucune norme n’existe réellement).

Je ne dis pas que l’hyperactivité n’existe pas mais il me semble qu’on abuse trop souvent de ce mot, utilisé pour tout enfant « turbulent ». Je me suis alors posé la question suivante : les enfants dits « hyperactifs » sont-ils réellement touchés par une maladie incurable comme on essaie de nous le faire croire ?

Après de longues recherches sur le sujet,voici de surprenantes informations sur l’hyperactivité… et deux approches naturelles à privilégier face à ce trouble.


Comment expliquer cette flambée de nouveaux « cas » ?

En médecine, le trouble de déficit de l’attention (hyperactivité) est considéré comme un troubledu développement neurologique. Il est systématiquement traité avec des médicaments.

Il s’agit de pathologies qui apparaissent tôt dans l’enfance et qui perturbent le développement du fonctionnement psychologique et social. Elles toucheraient entre 8 et 11 % des enfants d’âge scolaire.

Comment est-il possible que 8 à 11% de nos enfants soient atteints d’une pathologie neurologique comme le disent nos statistiques médicales ? Si à cela nous accumulons toutes les autres pathologies touchant les enfants, il ne resterait plus beaucoup d’enfants en bonne santé ! N’avons-nous pas là un problème plutôt lié au fonctionnement de notre société ?

Par le passé, lorsque la quantité de maladies dites psychologiques était plus faible qu’aujourd’hui (selon le DSM Diagnostic and statistical manual of mental disorders, plus de 80 % de la population mondiale seraient atteints d’une maladie psychologique), l’hyperactif était le « turbulent » de la famille, l’insolent du fond de la classe. Il n’était pas considéré comme malade et son débordement d’énergie était très apprécié dans certains travaux physiques.


Un problème de société ?

Au contraire, dans notre société plutôt « bureaucrate », ces enfants perturbent et ne répondent plus à nos attentes. La tendance à pathologiser ces comportements s’est donc développée au sein du corps médical.

C’est d’ailleurs ce qu’a démontré une étude canadienne menée entre 1997 et 2008 sur 930 000 enfants. Les chercheurs ont analysé la proportion d’enfants diagnostiqués hyperactifs et placés sous traitement psychostimulant (Ritaline, etc.) en fonction de leur âge. Ils ont découvert que les enfants les plus jeunes de la classe étaient surreprésentés[1].

Selon la revue Prescrire, « les auteurs ont estimé que ces différences démontraient l’existence d’un diagnostic avec médicamentation par excès des enfants les plus jeunes, et donc les plus susceptibles d’une moindre attention et de comportements perturbant la classe »[2].Des études similaires ont été conduites à Taïwan, en Norvège et aux États-Unis et toutes ont rapporté ce même résultat[3]


Hyperactivité… et si c’était une intoxication ?

Désormais le lien entre le microbiote intestinal et le cerveau est largement attesté : notre intestin ne contient pas moins de 500 millions de neurones connectés à cet organe par les nerfs du système nerveux. La communication se fait dans les deux sens. Par exemple, un stress intense perturbera notre digestion, qui a son tour influencera notre humeur.Ainsi, une mauvaise alimentation peut aggraver cetroubledu comportement…

Plusieurs études, dont l’une publiée dans le Canadian Journal of Psychiatry[4],démontrent que les troubles du comportement augmentent particulièrement dans les pays industrialisés.


2 coupables sur la sellette…

Certains chercheurs incriminent l’accumulation des métaux lourds dans l’organisme, laquelle génère l’inhibition d’enzymes (peptidases) destinées à la dégradation de protéines alimentaires provenant du gluten (céréales) et de la caséine (produits laitiers, viande de bœuf et veau).

Comme cette enzyme n’agit plus correctement, les protéines mal dégradées franchissent la paroi intestinale et se retrouvent dans le sang. À ce stade, elles se comportent comme certains morphiniques et se fixent sur des récepteurs biochimiques en saturant les récepteurs opiacés. Ainsi, elles dérèglent le fonctionnement du corps et favorisent le développement de maladies comportementales.

Toutefois les métaux lourds ne sont pas les seuls suspects : certains additifs alimentaires sont aussi sur la sellette, tels que les phosphates : E322. 338-341, acide citrique, E450 a b c, levure chimique, E 1410-14, 1442. On les retrouve dans de nombreux produits comme le riz traité, les barres chocolatées, les chewing-gums, le lait de vache, les légumes non bio (arrosés de pesticides).

Heureusement, l’intoxication n’est pas une fatalité…


Renforcez l’attention de votre enfant en 4 étapes


Notre mode de vie alimentaire, hygiénique et comportemental serait ainsi en grande partie responsable de l’augmentation de cas d’enfants diagnostiqués hyperactifs ou avec troubles de l’attention. Il faut en prendre conscience rapidement et mettre en place des solutions concrètes. Voici ce que je vous recommande.


1re étape : diminuer la consommation de sucre

Si vous désirez voir une amélioration quasi instantanée de l’état nerveux de votre enfant, bannissez le sucre. Plusieurs études américaines, suisses et françaises le confirment : le sucre est la première cause de troubles de l’attention et d’agressivité. Il rend les enfants « sauvages » et incontrôlables.

Un jour, j’ai donné des chocolats multicolores à ma fille de trois ans, elle s’est transformée dans la demi-heure en monstre ! Elle était méconnaissable, et pourtant la composition de spécifiait aucun additif, mais du sucre, oui ! La présence de sucre peut être signalée de manière explicite mais pas toujours… Prenez le temps de lire les étiquettes et évitez soigneusement tous les sucres cachés : fructoses ajoutés, saccharose, lactoses, glucoses, hydrates de carbone raffinés (farines blanches, frites, pain, pizza, biscottes, pâtisseries, etc.).


2e étape : améliorer la communication

Quelles sont les aspirations profondes de votre enfant ? Prenez le temps de discuter avec lui de votre vie, de son déroulement, de son emploi du temps. A-t-il l’impression qu’il doit trop en

faire ? Se met-il la pression dans un quelconque domaine ? S’ennuie-t-il en classe ? A-t-il besoin de faire un sport où il peut se dépenser ? Aimerait-il chanter ? Aimerait-il passer plus de temps avec ses parents ?

Toutes ces questions ne sont pas anodines. Votre enfant est une personne à part entière, avec ses propres envies et pensées et sa propre intelligence. Parfois notre emploi du temps ne nous laisse que peu d’occasions pour discuter avec nos enfants, et pourtant, les prendre en considération peut résoudre beaucoup de problèmes comportementaux.


3e étape : diminuer le temps passé devant l’écran

Souvent, pour calmer nos enfants et avoir un peu de répit, on a tendance à les mettre devant un écran. Malheureusement, cette solution ne fait qu’amplifier leur turbulence. Télévision, ordinateurs, téléphones portables, tablettes, etc., ont un effet extrêmement néfaste sur ceux qui en abusent et sont cause majeure de troubles de l’attention. Ils irritent le système nerveux et génèrent, chez les petits, des troubles de langage et des retards cognitifs importants.


Avant l’âge de 3 ans, un enfant ne devrait pas avoir accès à un écran quel qu’il soit : il a besoin de jouer, d’expérimenter, de communiquer. Au-delà de 3 ans, limitez les écrans de 1 à 2 heures par semaine jusqu’à 8 ans ; puis 30 minutes par jour au-delà de 8 ans.


Observez les réactions de vos enfants après avoir passé du temps sur un écran. D’après mon expérience, un enfant est plus épanoui sans écran, plus calme et plus créatif. L’écran est un loisir et n’est absolument pas nécessaire dans la vie quotidienne.

Cette technologie existe seulement depuis quarante ans dans notre société, l’être humain est âgé de plusieurs milliers d’années et a très bien survécu sans écran jusque-là. Aux perturbations induites par la consommation d’écran, il faut ajouter le smog électromagnétique, une pollution générant un stress moléculaire permanent au sein de notre organisme.


4e étape : lui faire prendre l’air

Mettez vos enfants dehors par tous les temps ! Ils iront courir, grimper aux arbres ou sur les murs, faire du vélo sous la pluie (ils adorent !), dans la terre, dans le sable, dans la forêt, peu importe. Il n’y a pas mieux que le plein air ! Faites-leur confiance : ils apprendront à tomber et à se relever, ils découvriront la physique dans le bac à sable ! Tout cela en bénéficiant d’une plus grande oxygénation, si importante au bon fonctionnement cérébral.


Que faire si votre enfant est VRAIMENT hyperactif ?

Si votre enfant est diagnostiqué hyperactif et qu’il fait partie des rares enfants réellement touchés par cette maladie, commencez par prendre contact avec un bon thérapeute. Il pourra faire les tests nécessaires et rechercher une éventuelle perméabilité intestinale, une dysbiose intestinale, une intoxication aux métaux lourds ou tout autre trouble sous-jacent.

5 produits à bannir de l’assiette de votre enfant

Je vous conseille ensuite de retirer durant plusieurs semaines :

  • Toutes formes de sucre sauf les fruits entiers et crus,

  • Les pommes de terre cuites à haute température,

  • Les céréales telles que le maïs, le blé, l’épeautre, le kamut, orge, seigle et parfois l’avoine,

  • Les produits laitiers animaux,

  • Les additifs alimentaires, sources cachées du gluten et du lactose.

Votre enfant doit pouvoir se nourrir très sainement : beaucoup de fruits et légumes de saison et biologiques, des protéines animales de qualité biologique, et les céréales complètes autorisées (riz, millet, sarrasin).

Certes, ces changements sont compliqués à mettre en place et astreignants, mais mon expérience de naturopathe me permet de dire que les enfants vont mieux après. Ils sont d’ailleurs très attentifs à ce qu’ils consomment car ils sentent que ça leur fait du bien : ils deviennent plus calmes mentalement et physiquement.


2 alternatives naturelles à la Ritaline

Toute solution thérapeutique doit, à mon sens, être supervisée par un thérapeute compétent.La Ritaline et autres Concerta, Déxédrine, Adderral (dérivés d’amphétamines !) ne sont pas les seules solutions. Ces traitements exposent à des effets secondaires indésirables graves[5] : retard de croissance, dépendances, troubles neuropsychiques et cardiovasculaires.


Ces oligo-éléments améliorent le fonctionnement du cerveau

Il peut s’avérer utile de supplémenter l’enfant de différents minéraux tels que la vitamine D, les oméga-3 et le magnésium. La vitamine D améliore la synthèse de la sérotonine, hormone agissant dans les troubles de l’humeur. Elle protège le cerveau et permet une meilleure assimilation de certaines protéines nécessaires à son fonctionnement. Un déficit en magnésium augmente l’hyperexcitabilité musculaire et neuronale. Il est donc très conseillé d’en prendre en cas de troubles de l’humeur. Enfin l’efficacité des oméga-3 dans les troubles de l’humeur ou neuronaux n’est plus à prouver. En effet, les enfants ayant des troubles de l’attention en sont majoritairement carencés.

Aussi, les oligo-éléments pourront optimiser le fonctionnement cérébral : un traitement à base de manganèse, cobalt, lithium et magnésium est particulièrement intéressant et permet souvent d’améliorer nettement les troubles de l’humeur et de comportement.


Le LTO3 : un traitement efficace sans effets secondaires ?

Le LT03 contient des oméga-2, oméga-6, L-Théanine, Scutellaire, Sementis. Il s’est avéré très efficace dans l’hyperactivité et ne provoque pas d’effet secondaire. Le laboratoire

Herb-e-concept[FM1] propose des traitements pour tous les âges à partir de 3 ans. De nombreuses personnes témoignent des bienfaits de ce traitement. Elles ont, pour la plupart d’entre elles, pu arrêter les médicaments dans les six mois.

Marie-EveKappler

[1] Morrow RL « Influence of relative age on diagnosis and treatment of attention-deficit/hyperactivity disorder in children » CMAJ 2012 ; 184 (7) : 755-762. [2]« Normalisation scolaire avec le méthylphénidate »Rev Prescrire 2019 ; 39 (424) : 130. [3] « Normalisation scolaire avec le méthylphénidate »Rev Prescrire 2019 ; 39 (424) : 130. [4] Prevalence of Prescribed Attention-Deficit Hyperactivity Disorder Medications and Diagnosis Among Canadian Preschoolers and School-Age Children: 1994-2007.Can J Psychiatry. 2012 Feb;57(2):93-101. [5] « Hyperactivité avec déficit de l'attention - Ne pas banaliser le méthylphénidate »,Rev Prescrire 2017 ; 37 (406) : 592.

[FM1]Ajouter un lien

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