La Prophétie de Bison Blanc (1849 – 1947), Neveu de Sitting Bull



Lorsque les dates du calendrier qu’ils nous ont imposé seront de nouveaux en position de miroir, les hommes auront oublié cette première grande guerre qui aura versé tant de sang.


Les souvenirs des horreurs qu’ils ont traversées s’effaceront de leur mémoire, et les esprits s’endormiront de nouveau. Les cœurs se fermeront les uns aux autres, chacun s’isolant dans son propre univers, coupé du sens de la solidarité.


Tel des loups solitaires, les humains se croiront libres d’aller là où bon leur semblera, et d’agir à leur guise sans tenir compte des autres. Ils ne réaliseront pas à quel point, sans la protection de sa meute, un loup isolé est d’autant plus vulnérable…



C’est alors que, aux quatre coins de la Terre, débutera une nouvelle guerre, la plus grande de toute. Une guerre sans fusils et sans canons. Une guerre redoutable contre notre Mère la Terre, dans le but de la maîtriser et de contrôler chacun de ses soupirs.

Une guerre viscérale qui exploitera toutes ses richesses et causera l’extinction de nombreuses espèces, tant animales que végétales. Une guerre sournoise qui anéantira le lien même des hommes avec la Nature, et le grand cycle de vie dont ils font partie.


L’esprit endormi des hommes, coupé de sa reliance avec le grand Tout, ne verra rien venir lorsqu’il deviendra la prochaine cible de cette soif absolue de contrôle de ces envahisseurs.

Ultime conquête, le cerveau humain sera une proie de choix sur leur tableau de chasse. Et ils n’auront besoin d’aucune arme pour asservir les hommes : il leur suffira simplement, pour les réduire à néant, de leur insuffler la peur.


Tel un loup solitaire traqué par un chasseur sans merci, l’humain isolé de ses semblables ne trouvera aucune aide, aucun soutien, aucun répit, ni aucun terrier pour se réfugier lorsque débutera cette guerre de terreur et d’effroi.


Il sera traqué jusque dans sa propre maison. Assailli jour et nuit par des images terrifiantes, les mémoires de ses ancêtres oubliés, il craindra de sortir de chez lui.




Son cœur, coupé de sa lignée et endurci par des années de solitude intérieure, en viendra à se méfier de ses voisins, de ses amis, et même de sa propre famille. Ce sera le début de la fin pour cette humanité sans âme et sans vision commune.


Seuls ceux et celles qui ont nourri le lien à la Terre, qui ont gardé leur cœur ouvert et leur esprit éveillé, sauront qu’il est temps de se lever et de quitter le confort de leur foyer pour se regrouper sur des hauts lieux sacrés afin d’invoquer la clémence des Astres, des Anciens et des Esprits.